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Économie de la sûreté

Un poste, cinq salaires

Un poste occupé en permanence nécessite des remplacements au-delà de ses horaires théoriques. Calculez le coût complet du rôle avant de décider ce que la technologie devrait changer.

David Voigts3 min de lecture

Un poste est un besoin de couverture.

168

heures à couvrir par semaine

40

heures dans une semaine de travail indicative

168 ÷ 40 = 4,2 personnes avant les remplacements

Congés, maladie, formation et pauses augmentent les effectifs nécessaires. L'encadrement et les frais généraux augmentent le coût.

Calcul indicatif des effectifs, ni devis ni planning recommandé. Utilisez vos horaires réels et vos hypothèses de remplacement.

La question que nous posent les responsables sûreté ressemble souvent à celle-ci : comment réduire le coût des équipes sur le terrain sans augmenter le risque ?

Commencez par le travail accompli par le poste et les heures qu’il doit couvrir. Sinon, la comparaison commence par un salaire et se termine par une promesse.

Commencer par le besoin en effectifs

Un poste occupé jour et nuit nécessite 168 heures de couverture par semaine. Si un agent à temps plein travaille environ 40 heures, cela représente déjà plus de quatre personnes avant de couvrir les congés annuels, les arrêts maladie, la formation et les pauses. Environ cinq salaires constituent un point de départ utile pour le calcul, pas une règle universelle de dotation.

Utilisez le planning réel et les modalités d’emploi effectives. Ajoutez l’encadrement, l’assurance, les uniformes, les équipements, le transport, les licences et les éventuels frais d’agence applicables. Les coûts de recrutement et de remplacement entrent eux aussi dans la comparaison. Le coût du personnel revient chaque année.

Distinguer les tâches

Une patrouille observe, mais elle peut aussi enquêter, aider le personnel, contrôler les accès et intervenir. Un poste de garde peut être à la fois un point d’observation et un lieu où une personne règle une situation particulière. Énumérez ces fonctions avant de décider lesquelles pourraient évoluer.

La détection continue change la part du périmètre qui peut être surveillée simultanément. Les caméras et les enregistrements d’accès peuvent fournir des éléments supplémentaires aux opérateurs. Ils nécessitent toujours de l’alimentation, des communications, de la maintenance et des personnes capables d’évaluer une alarme et d’agir.

Comparer les coûts complets d’exploitation

Intégrez les équipements, l’installation, les licences, la charge de travail des opérateurs, la maintenance et le remplacement dans l’option technologique. Conservez le coût de l’équipe d’intervention et de toute mission qui nécessite encore une personne sur place. Une comparaison qui omet ces coûts n’a pas établi d’économie.

Des entreprises de gardiennage comme Securitas et GardaWorld proposent également des technologies aux côtés de leurs équipes. Leurs exemples peuvent éclairer les questions que vous posez, mais un résultat obtenu chez un autre client n’est pas une économie déjà réalisée sur votre site.

Ce qui reste humain

La technologie ne peut pas retenir une personne, désamorcer un conflit, exercer un jugement dans une situation ambiguë ou représenter votre organisation à l’accueil. Ces responsabilités nécessitent des personnes compétentes et des procédures claires.

La question utile est de savoir où l’observation de routine peut être soutenue par la technologie pour donner à l’équipe davantage de temps pour l’évaluation et la réponse. Cela ne justifie pas de supprimer des postes avant d’avoir compris leurs missions.

Par où commencer

Calculez le coût complet de chaque poste et énumérez ses fonctions. Choisissez une tâche d’observation pour un essai pilote. Fixez un objectif de coût propre au site et testez-le en parallèle de la détection, de la réponse, de la disponibilité et de la charge de travail des opérateurs.

Consignez les hypothèses et comparez le résultat mesuré au dispositif existant. Si les équipes sur le terrain représentent un coût de sûreté important et que personne ne peut préciser la contribution de chaque poste, c’est la conversation à engager.